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31 juillet 2016 7 31 /07 /juillet /2016 12:26
Rando VTT

Rendez-vous le 7 Août prochain pour la Rando VTT de La Palme !

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S
LA PALME, LA DERNIERE<br /> Traditionnellement, début Août, les organisations de randonnées se déplacent vers la côte, comme les vacanciers. Cette année ne déroge pas à la règle et c’est vers La Palme que nous allons se dimanche, enfin, quand je dis « nous allons », compte tenu des congés, c’est « Je » vais à La Palme. Dommage que Jérôme ne soit pas entraîné car, de retour à la civilisation toulousaine, il s’estime un peu court pour user de la tétine sur les rochers audois. Debout 5h15, pour être dès 8 h sur le vélo, parce que de ce côté-là de la grand région Occitanie, il vaut mieux pédaler de bonne heure. Les formalités habituelles étant faites, je décolle prudemment sur les chemins tournicotant qui nous font longer le bord de mer. Peu de monde au départ, on se sent un peu seul mais au moins je ne suis pas tenté de partir trop vite. Comme d’habitude, le terrain est dur et il faut bien connaitre son vélo, savoir rouler et choisir sa trace en fonction du passage de sa roue arrière. Rien n’est plus traite que ce terrain qui semble avoir une adhérence hors norme et qui se révèle extrêmement piégeux. Ça tourne, retourne, change de direction, ça monte et descend sans arrêt, pas de grosses et longues montées mais une succession de coup de cul qui usent, avec quelques marches bien senties en descente. Heureusement que les arrêtes sont arrondies, ça permet de bien enrouler la marche. C’est du vtt ludique, sympa, faisable sans se dépouiller mais qui donne quelques sensations et de vrais plaisirs et puis il y a ces odeurs de fenouil, de thym, ces odeurs que l’on ne retrouve qu’en méditerranée. Quel bonheur de rouler dans ces conditions. Petit à petit je rattrape du monde, un petit bonjour, un mot sympa, visiblement, tout le monde est contant. Petit à petit le circuit prend une autre direction, nous tournons le dos à la mer et nous dirigeons vers les Corbières. Le profil du parcours change aussi, ça commence à monter, les coups de cul laissent place aux montée plus longues moins sèches mais vraiment plus longues. Jérôme me rattrape, pas notre « petit » Jérôme à nous mais le grand Jérôme. On papote quelques minutes tout en roulant enfin on papote c’est façon de parler parce que pour ma part, je suis au bord de la zone rouge. Je le laisse partir parce que sinon c’est retour direct à la voiture après explosion en plein vol. Je reprends mon rythme qui ne doit pas être si mauvis que ça mais qui n’a rien à voir avec celui de Jérôme. J’arrive au premier ravito, ou quelques vététistes de Lézignan, Jérôme et un parisien refont les niveaux. Les lézignanais attendent les huitres et le vin blanc et chambrent gentiment les personnes qui s’occupent du ravito. Très bonne ambiance. ON repart groupé et nous prenons la déviation qui nous amène sur le grand parcours. Nous passons sous l’autoroute et nous dirigeons vers Roquefort les corbières. Là le profil change. Après une longue montée ou le Parisien avec son Canyon semi rigide, nous aligne, on attaque une petite descente du style « à moi les murs, le terre m’abandonne ». Cailloux aux arrêtes bien acérées, pierres roulantes et grosse marche en milieu des descentes, voilà le menu du moment. Arrivé en haut de ce truc, le gars de Paris hésite, puis se ravise et descend de vélo, c’est faire preuve de prudence. J’arrive et je vois le gars à pied. Alors là il s’agit d’une question d’honneur. (J’en ai eu étant jeune, moins maintenant) Je rentre dans la descente, roue ar bloquée, je dose avec l’avant mais pour garder la possibilité de diriger le vélo, faut pas bloquer, il faut même bien doser le freinage. La selle sur le ventre, les bras tendus mais souples, ça descend, limite, c’est très chaud mais ça descend. Je fais abstraction de l’environnement, le vide à droite et de gros cailloux aux arrêtes bien tranchantes qui nous attendent en cas de chute. J’arrive sur la marche, impossible de s’arrêter, il faut y aller. Je lâche le frein avant une fraction de second pour sauter l’arrête, le vélo plonge et je retombe sur un lit de pierres bien roulante, je reprends les freins mais impossible de ralentir, je soigne le dosage pour arriver sur 2,5 mètres de terre qui me permettent de m’arrêter. C’est drôle, je n’ai pas le temps d’avoir peur, pour l’instant, je suis occupé. Virage en épingle à droite, chute interdite, ça tourne, je mets la roue avant sur une petite saignée entre deux blocs de pierres, je suis crispé et je bloque le vélo, vite je relâche les freins, donne une petite impulsion au GT Hélium, il repart, ça passe mais maintenant c’est le vide devant et des pierres bien acérées mais roulantes sous mes roues. C’est droit alors je laisse aller, le vélo prend vite de la vitesse, virage large à droite suivi d’un large à gauche, l’avant tient bien, l’arrière glisse doucement mais ça se maîtrise, un gros trou suivi bien sûr d’une bosse et je sors de l’enfer. Faut vraiment être con à mon âge de se laisser aller à faire ce genre de truc mais quel plaisir d’en sortir « entier » et surtout de voir la tête du parisien lorsqu’il arrive en bas à pied et qu’il me dit avec le sourire que je suis un grand malade. Nous repartons calmement pour une longue montée dans du caillou roulant pour enchainer ensuite sur du single qui tourne, retourne et contourne et même si ça descend en pente douce, ce n’est vraiment pas de tout repos parce que le chemin ce n’est pas les pistes de Bouconne. Il y a des cailloux, des cailloux partout, des gros des petits, des fixés au sol, des roulants. Que celui qui n’aime pas ça me jette la première pierre. Mon GT HELIUM excelle dans l’exercice, c’est un vrai plaisir que de rouler là-dessus, d’aller chercher des appuis, sauter un groupe de rochers, laisser flotter le vélo, bref piloter. Seul problème, le fléchage. La rando est organisée par un club mixte de marche et de vtt, mais visiblement ce sont des marcheurs qui ont fléché. Les flèches sont sur des cailloux et si le caillou est petit, la flèche est…petite, en fait on se guide plus aux croix qui barrent les chemins qu’aux flèches qui nous orientent, et lorsque nous voyons les flèches, elles sont placées dans le virage, donc trop tard. Bien sûr, ce qui devait arriver……arriva. Occupés dans les différentes descentes à rester sur mon vélo, je n’ai pas vu une flèches qui nous amenait sur une boucle du parcours. Plus loin, retrouvant des marques, je ne me suis pas posé de questions et au km 45 je me retrouve à l’entrée de La Palme. J’arrive sur le site de la rando et vois arriver les lézignanais qui ont eux aussi loupé l’embranchement. Rien à dire puisque le grand Jérôme qui a bien vu la déviation arrive lui aussi, il a 50 km au compteur. les flèches étaient là, nous aurions du les voir, nous n'avons qu'à nous en prendre à nous même. Bon j’en ai loupé un petit morceau mais quel plaisir de rouler sur ces parcours. Ce sera hélas la dernière fois car les organisateurs sont désabusés et fatigués. « Tout le monde est d’accord pour faire mais au moment de réaliser, il n’y a pas grand monde et puis les contraintes et les obligations deviennent de plus en plus lourdes » me dit l’organisatrice. Alors merci messieurs dames pour ces belles éditions et ces bons moments que vous nous avez offerts et surtout continuez à vous faire plaisir sur les chemins des Corbières, à pied.<br /> Lundi 15 Août, rando à Sigean. 35 km au programme mais le traceur m’a certifié que ce serait très technique.
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